Éric Brugier – Marchand d'art – Gestion de collection

Jacques Villeglé

BIOGRAPHIE

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BIOGRAPHIE

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Jacques Villeglé : L’Archéologue de la Rue Déchirée, Figure Fondatrice du Nouveau Réalisme et de l'Affiche Lacérée.

Né Jacques Mahé de La Villeglé, plus couramment connu sous le nom de Jacques Villeglé, ce peintre et plasticien français est un Quimpérois né le 27 mars 1926.

Il étudie la peinture et le dessin à l’école des Beaux-arts de Rennes où, en 1945, il fait la connaissance de son futur acolyte artistique Raymond Hains. Il part ensuite pour Nantes étudier l’architecture et l’urbanisme, période durant laquelle il commence à récolter les fragments du monde qui l’entoure (notamment des morceaux de murs). Graffitis, arrachages, collages, peintures, films, tout se mêle et se recompose pour donner naissance à une œuvre multiple, complexe, qui s’appréhende comme une constellation.

C’est au Moderne Museum de Stockholm que Jacques Villeglé doit l’organisation de sa première
exposition muséale, en 197. Les évènements se multiplient au cours des décennies suivantes, faisant de l’artiste une figure majeure de la scène artistique contemporaine française. Du Centre Pompidou au Grand Palais, en passant par l’Asie, l’Afrique et les États-Unis, Jacques Villeglé compte à ce jour plus de 200 expositions à son actif. Son art, vécu comme un message, un témoignage vivant de son époque, est invité à s’inscrire dans des lieux prestigieux, à l’instar de l’avenue Winston-Churchill à Paris où Villeglé inscrit au pochoir, en 2016, avec les lettres de son alphabet socio-politique, la phrase d’Henri Michaux : « L’art est ce qui aide à tirer de l’inertie ».

À partir de 1949, Villeglé et Hains commencent à récolter des fragments d’affiches, prémices de ce qui constituera plus tard le mouvement de l’Affichisme. Leur première réalisation est une œuvre commune, une affiche de nommée : « Ach Alma Manétro ». L’artiste considère, reprenant les mots de Breton, que : « un artiste doit vivre à l’ombre de son œuvre ». Cela explique le parti pris de Villeglé de titrer ses œuvres du lieu et de la date de la trouvaille.

Outre les images, Jacques Villeglé témoigne d’un vif intérêt pour la typographie, la recherche
graphique et la poésie. À partir des traces de civilisation qu’il relève dans les rues, l’artiste imagine, en 1969, un « alphabet socio-politique ». Les lettres de cet alphabet sont transformées par des signes porteurs souvent d’un sens autoritaire. Également nommé : « alphabet guérilla » (depuis 1983), il est affiché ou appliqué à la peinture aérosol par l’artiste, qui y introduit au fil des années de plus en plus de figures.

C’est en partie l’aboutissement de ce travail intellectuello-littéraire qui se révèle ici sur cette exceptionnelle pièce en bronze patinée, dont le titre se pose comme un halo enveloppant la carrière de l’artiste : « Lumière noire ».

Jacques Villeglé : L’Archéologue de la Rue Déchirée, Figure Fondatrice du Nouveau Réalisme et de l'Affiche Lacérée.

Né Jacques Mahé de La Villeglé, plus couramment connu sous le nom de Jacques Villeglé, ce peintre et plasticien français est un Quimpérois né le 27 mars 1926.

Il étudie la peinture et le dessin à l’école des Beaux-arts de Rennes où, en 1945, il fait la connaissance de son futur acolyte artistique Raymond Hains. Il part ensuite pour Nantes étudier l’architecture et l’urbanisme, période durant laquelle il commence à récolter les fragments du monde qui l’entoure (notamment des morceaux de murs). Graffitis, arrachages, collages, peintures, films, tout se mêle et se recompose pour donner naissance à une œuvre multiple, complexe, qui s’appréhende comme une constellation.

C’est au Moderne Museum de Stockholm que Jacques Villeglé doit l’organisation de sa première
exposition muséale, en 197. Les évènements se multiplient au cours des décennies suivantes, faisant de l’artiste une figure majeure de la scène artistique contemporaine française. Du Centre Pompidou au Grand Palais, en passant par l’Asie, l’Afrique et les États-Unis, Jacques Villeglé compte à ce jour plus de 200 expositions à son actif. Son art, vécu comme un message, un témoignage vivant de son époque, est invité à s’inscrire dans des lieux prestigieux, à l’instar de l’avenue Winston-Churchill à Paris où Villeglé inscrit au pochoir, en 2016, avec les lettres de son alphabet socio-politique, la phrase d’Henri Michaux : « L’art est ce qui aide à tirer de l’inertie ».

À partir de 1949, Villeglé et Hains commencent à récolter des fragments d’affiches, prémices de ce qui constituera plus tard le mouvement de l’Affichisme. Leur première réalisation est une œuvre commune, une affiche de nommée : « Ach Alma Manétro ». L’artiste considère, reprenant les mots de Breton, que : « un artiste doit vivre à l’ombre de son œuvre ». Cela explique le parti pris de Villeglé de titrer ses œuvres du lieu et de la date de la trouvaille.

Outre les images, Jacques Villeglé témoigne d’un vif intérêt pour la typographie, la recherche
graphique et la poésie. À partir des traces de civilisation qu’il relève dans les rues, l’artiste imagine, en 1969, un « alphabet socio-politique ». Les lettres de cet alphabet sont transformées par des signes porteurs souvent d’un sens autoritaire. Également nommé : « alphabet guérilla » (depuis 1983), il est affiché ou appliqué à la peinture aérosol par l’artiste, qui y introduit au fil des années de plus en plus de figures.

C’est en partie l’aboutissement de ce travail intellectuello-littéraire qui se révèle ici sur cette exceptionnelle pièce en bronze patinée, dont le titre se pose comme un halo enveloppant la carrière de l’artiste : « Lumière noire ».