Éric Brugier – Marchand d'art – Gestion de collection

Invader

BIOGRAPHIE

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BIOGRAPHIE

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Invader (né en 1969) : L'Artiste Fugitif qui Pixélise le Monde

Invader est un artiste contemporain français mondialement reconnu, dont l’identité demeure secrète. Son œuvre, emblématique de l’art urbain, consiste à installer des mosaïques représentant des  personnages de jeux vidéo pixélisés, principalement inspirés du célèbre jeu « Space Invaders » des  années 1970. Son projet artistique, qu’il nomme « Space Invaders », est une invasion mondiale, un  « hacking » poétique et ludique de l’espace public

Les Origines du Projet d'Invasion

Né en 1969, Invader grandit dans la banlieue parisienne. Son intérêt pour l’art et les cultures  urbaines se manifeste tôt. Au tournant du millénaire, en 1998, il lance son projet artistique. L’idée  est simple mais géniale : recréer les personnages pixélisés du jeu « Space Invaders » sous forme de  mosaïques en carreaux de céramique et les coller illégalement, le plus souvent de nuit, sur des murs  dans des villes du monde entier. 

Ce choix esthétique n’est pas anodin : les mosaïques rappellent l’art byzantin ou romain, conférant  une certaine permanence à des images issues de l’éphémère monde numérique. La pixélisation,  quant à elle, renvoie à l’âge d’or des jeux vidéo, tout en étant un langage visuel universellement  reconnaissable.

Une Œuvre Conceptuelle et Performative : L'Invasion de l'Espace Public

L’œuvre d’Invader va bien au-delà de la simple installation de mosaïques. C’est un projet artistique  conceptuel et performatif à multiples facettes : 

  1. L’Invasion Mondiale : Chaque mosaïque est considérée comme un « Space Invader » et  chaque installation est enregistrée et répertoriée par l’artiste. Il assigne un numéro à chaque  pièce et tient à jour une « carte des invasions » sur son site web. Il a « envahi » plus de 80 villes  dans le monde entier, de Paris à Los Angeles, de Hong Kong à Katmandou, et même dans  des lieux insolites comme sur la Station Spatiale Internationale.  
  2. Le Score : Comme dans un jeu vidéo, Invader attribue des points à chaque « Invader » en  fonction de sa taille, de la difficulté de son emplacement et de sa visibilité. Ce système de  « score » invite le public à participer au jeu, à « chasser » les Invaders dans la ville et à partager  leurs trouvailles.  
  3. L’Anonymat : L’identité d’Invader est strictement gardée secrète. Il apparaît toujours  masqué lors de ses rares interventions publiques. Cet anonymat renforce le mystère autour  de son personnage et souligne que c’est l’œuvre, et non l’artiste, qui est au centre du projet. 
  4.  L’Intervention Urbaine : En choisissant d’intervenir dans l’espace public sans autorisation,  Invader interroge la notion de propriété, de légalité et de l’art dans la ville. Ses mosaïques  sont souvent placées dans des endroits stratégiques et inattendus, sur des façades, des ponts,  des monuments, transformant le paysage urbain en une immense galerie à ciel ouvert.

Au-delà des Mosaïques : Diversification et Reconnaissance

Si les mosaïques sont sa signature, Invader a diversifié son travail : 

  • Rubikcubism : Il crée des portraits ou des scènes entières en utilisant des Rubik’s Cubes,  jouant là aussi sur la pixélisation et la nostalgie.  
  • « Alias » : Il a développé des sculptures et des installations en trois dimensions, toujours dans le même esprit. 
  • Expositions en Galerie : Bien que son terrain de jeu principal soit la rue, Invader expose  également en galeries et musées. Ces expositions lui permettent de présenter des œuvres  plus fragiles, des installations ou des créations qui ne sont pas destinées à être exposées aux  éléments.  

Malgré (ou grâce à) son statut d’artiste illégal, Invader a acquis une reconnaissance mondiale. Ses  œuvres sont très prisées sur le marché de l’art, et il a su transformer un acte de « vandalisme » en une  forme d’art hautement cotée et intellectuellement stimulante. 

Héritage

Invader est plus qu’un artiste de rue ; il est un urbaniste subversif, un archéologue de l’ère  numérique, et un conteur qui parsème le monde de petits fragments d’une histoire collective. Son  œuvre est une invitation ludique à regarder la ville autrement, à déceler l’art là où on ne l’attend pas,  et à participer à un jeu mondial qui défie les frontières et les conventions. Il continue d’envahir le  monde, laissant derrière lui une trace joyeuse et pixelisée de son passage.

BIOGRAPHIE d'invader

Invader (né en 1969) : L'Artiste Fugitif qui Pixélise le Monde

Invader est un artiste contemporain français mondialement reconnu, dont l’identité demeure secrète. Son œuvre, emblématique de l’art urbain, consiste à installer des mosaïques représentant des  personnages de jeux vidéo pixélisés, principalement inspirés du célèbre jeu « Space Invaders » des  années 1970. Son projet artistique, qu’il nomme « Space Invaders », est une invasion mondiale, un  « hacking » poétique et ludique de l’espace public.

Les Origines du Projet d'Invasion

Né en 1969, Invader grandit dans la banlieue parisienne. Son intérêt pour l’art et les cultures  urbaines se manifeste tôt. Au tournant du millénaire, en 1998, il lance son projet artistique. L’idée  est simple mais géniale : recréer les personnages pixélisés du jeu « Space Invaders » sous forme de  mosaïques en carreaux de céramique et les coller illégalement, le plus souvent de nuit, sur des murs  dans des villes du monde entier. 

Ce choix esthétique n’est pas anodin : les mosaïques rappellent l’art byzantin ou romain, conférant  une certaine permanence à des images issues de l’éphémère monde numérique. La pixélisation,  quant à elle, renvoie à l’âge d’or des jeux vidéo, tout en étant un langage visuel universellement  reconnaissable

Une Œuvre Conceptuelle et Performative : L'Invasion de l'Espace Public

L’œuvre d’Invader va bien au-delà de la simple installation de mosaïques. C’est un projet artistique  conceptuel et performatif à multiples facettes : 

  1. L’Invasion Mondiale : Chaque mosaïque est considérée comme un « Space Invader » et  chaque installation est enregistrée et répertoriée par l’artiste. Il assigne un numéro à chaque  pièce et tient à jour une « carte des invasions » sur son site web. Il a « envahi » plus de 80 villes  dans le monde entier, de Paris à Los Angeles, de Hong Kong à Katmandou, et même dans  des lieux insolites comme sur la Station Spatiale Internationale.  
  2. Le Score : Comme dans un jeu vidéo, Invader attribue des points à chaque « Invader » en  fonction de sa taille, de la difficulté de son emplacement et de sa visibilité. Ce système de  « score » invite le public à participer au jeu, à « chasser » les Invaders dans la ville et à partager  leurs trouvailles.  
  3. L’Anonymat : L’identité d’Invader est strictement gardée secrète. Il apparaît toujours  masqué lors de ses rares interventions publiques. Cet anonymat renforce le mystère autour  de son personnage et souligne que c’est l’œuvre, et non l’artiste, qui est au centre du projet. 
  4. L’Intervention Urbaine : En choisissant d’intervenir dans l’espace public sans autorisation,  Invader interroge la notion de propriété, de légalité et de l’art dans la ville. Ses mosaïques  sont souvent placées dans des endroits stratégiques et inattendus, sur des façades, des ponts,  des monuments, transformant le paysage urbain en une immense galerie à ciel ouvert.

Seconde Guerre Mondiale et Blessure (1939-1945) :

  • En 1939, il s’engage dans la Légion Étrangère française.  
  • Après la défaite de la France, il est interné dans un camp de concentration en 1943  pour ses origines allemandes.  
  • Il parvient à s’évader et rejoint la Résistance.  
  • En 1944, il est gravement blessé lors des combats à Belfort, ce qui entraîne  l’amputation de sa jambe droite. Cette expérience traumatisante aura un impact  profond sur sa perception de l’existence et de l’art. 

Au-delà des Mosaïques : Diversification et Reconnaissance

Si les mosaïques sont sa signature, Invader a diversifié son travail : 

  • Rubikcubism : Il crée des portraits ou des scènes entières en utilisant des Rubik’s Cubes,  jouant là aussi sur la pixélisation et la nostalgie.  
  • « Alias » : Il a développé des sculptures et des installations en trois dimensions, toujours dans le même esprit. 
  • Expositions en Galerie : Bien que son terrain de jeu principal soit la rue, Invader expose  également en galeries et musées. Ces expositions lui permettent de présenter des œuvres  plus fragiles, des installations ou des créations qui ne sont pas destinées à être exposées aux  éléments.  

Malgré (ou grâce à) son statut d’artiste illégal, Invader a acquis une reconnaissance mondiale. Ses  œuvres sont très prisées sur le marché de l’art, et il a su transformer un acte de « vandalisme » en une  forme d’art hautement cotée et intellectuellement stimulante. 

Héritage

Invader est plus qu’un artiste de rue ; il est un urbaniste subversif, un archéologue de l’ère  numérique, et un conteur qui parsème le monde de petits fragments d’une histoire collective. Son  œuvre est une invitation ludique à regarder la ville autrement, à déceler l’art là où on ne l’attend pas,  et à participer à un jeu mondial qui défie les frontières et les conventions. Il continue d’envahir le  monde, laissant derrière lui une trace joyeuse et pixelisée de son passage.